Arc-en-ciel, Ubuntu et compagnie

Monday, October 30, 2006


Une puanteur bien de chez nous...

Voilà pour le programme du soir : fromage et vin sur Signal Hill, une sympathique montagne locale (un peu ennuagée pour le moment, mais j'ai confiance dans le dieu du fromage qui ne saurait noyer sous des trombes d'eau les fruits des mamelles bienveillantes des capridés et bovins dédiés à l'avancement de la cause fromagère)
Tous les fromages sont des ersatz locaux, donc un peu moins forts an nez, mais j'ai quand même définitivement ressenti une vive bouffée de nostalgie en pénétrant dans la boutique ('The Real Cheese') dégotée à deux pas de chez moi...

Sunday, October 29, 2006


Meurtre, génocide et autres réjouissances

Voilà où mes pas me mènent au hasard des rayonnages de la biblio de UCT... Ca m'apprendra à écrire mon prochain essai sur une groupe terroriste.. J'ai choisi d'étudier PAGAD (People Against Gangsterism And Drugs), un groupe de citoyens fondé en 1996 au Cap pour lutter contre la criminalité dans les townships, étant donné que la police était incapable (ou trop corrompue) d'arrêter les dealers. Le hic, c'est que les manifs pacifiques avec ultimatum ('arrêtez de vendre de la drogue à nos enfants dans les 24h, sinon on sera pas contents') sont vite devenues un peu plus belliqueuses lorsqu'un dealer a été transformé en torche vivante par les activistes. Ensuite, les cibles se sont étendues à tous ceux qui critiquaient leurs méthodes (juges, police), et enfin aux symboles du monde occidental (puisque l'organisation avait été noyautée entretemps par un groupe islamique fondamentaliste, Qiblah). Récompense bien méritée après tant d'efforts : ils ont été classés parmi la liste des organisations terroristes par le gouvernement US. Bref, je dois essayer de voir en quoi il y a eu clash entre religion et sphère publique... d'ici mercredi. Je me souhaite bonne chance.

Thursday, October 26, 2006


Après l'effort, le réconfort!

Pour récompenser tous les volontaires de SHAWCO( l'assoc étudiante qui va dans les townships de Khayelitsha, Manenberg et d'autres encore, pour faire du soutien scolaire, du tam-tam ou du théâtre avec les enfants), on a eu droit à une fête digne de ce nom, à Gugulethu (un autre township). Ripaille, beuverie et kwaito à gogo! (notice culturelle: le kwaito est une danse locale consistant à faire interagir des muscles localisés dans des endroits plus qu'improbables, particulièrement dans des parties charnues au volume impressionnant, je pense ici à des vénus callypiges qui n'ont rien à envier à JLo...)



Anna, Kristin et Beth (plus ou moins mes collocs, enfin une partie) parfaitement synchros dans l'ingestion de cidre local (Savannah, yeah)

Et évidemment, la danse c'est comme pour le ski, ya toujours des gnomes pour démontrer que plus on est petit et plus on est agile... Voilà un ptit dieu du kwaito :




Une nation de violeurs ?


Peut-être, mais de violeurs hygiéniques s’il-vous-plaît. Jacob Zuma, lui, sait bien qu’il faut toujours prendre une douche après avoir eu des rapports sexuels non-caoutchoutés. Le VIH part à l’eau, c’est bien connu. Et son ennemi mortel, c’est la betterave et les représentants de l’espèce légumière en général. C’est ce que la Ministre de la Santé, Mrs Manto, ne se lasse pas de rappeler. Bizarrement, certains ne semblent pas tout à fait prêts à se mettre au vert.. (cf affiche de la dernière Treatment Action Campaign réclamant l'accès aux Anti-RétroViraux et.. la démission de Manto)


Côté folklo mis à part, le sida, le viol et la violence faite aux femmes sont de vrais problèmes en Afrique du Sud. La lutte contre le sida a pris la succession du combat contre l’Apartheid. C’est cet ennemi numéro 1 qui met tout le monde d’accord aujourd’hui dans une société autrement incroyablement fragmentée. Comment construire une identité sud-africaine autrement que par la négative ? Question ouverte…

Tuesday, October 24, 2006



Just now...

Mieux vaut tard que jamais, je commence un blog pour célébrer mes 4 premiers mois en Afrique du Sud! Si c'est pas original ça... Ca doit être par excès d'autochtonisation: j'ai adopté l'African time (subtilité rhétorique qui consiste à distinguer le 'just now' du 'now now', lorsqu'on questionne le sudaf sur, la première expression faisant allusion à un moment hypothétique dont la réalisation peut aller chercher très loin dans le futur, voire même rester de l'ordre du fantasme bénin, alors que la seconde fait référence à un événement susceptible de se réaliser effectivement, dans le même niveau de réalité, incessamment sous peu)
Alors, ci-dessus, voilà un aperçu de mon dernier week-end, sur une plage au nom imprononçable (Lludano peut-être?)

L'être humain est un mystère insondable












Un grand moment d'incompréhension me submerge. Et j'ai bien envie de crier un déchirant Pourquoi ça se bouscule au portillon pour devenir donneuse d'ovule alors que ma sympathique demande de collocation demeure ostracisée? Je penche pour la théorie du complot.